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samedi 10 septembre 2011

LES CLUBS SECURISENT LA FOOTBALL AUJOURD'HUI AVEC BICTOGO

Football : LES CLUBS FACE À LEUR DESTIN

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Salif Bictogo et Sidy Diallo.Sur trois candidats au départ, plus que deux sont en lice dans la bataille pour la succession de Jacques Bernard Anouma. Les campagnes ont pris fin et l’heure de vérité va sonner dans l’isoloir où les électeurs qui ont pendant longtemps dansé le tango à l’insu des candidats et parfois à leur propre insu, se retrouveront face à Dieu, leur conscience, pour faire l’acte de vote en mettant sur le bulletin «le bon choix et le choix de la raison » pour le jeter dans l’urne. Ils seront au total donc 78 votants.
Cela donne 130 voix mais l’élu au premier tour devra avoir la majorité absolue : 50% des voix + une voix soit 65 voix + une voix. Si cette majorité ne peut être atteinte, les deux candidats, Sidy et Bictogo, se verront obligés d’aller à un second tour.
Et là avec seulement deux listes en présence, il faudra nécessairement avoir 50% des voix +1 mais on pourrait aussi tendre vers une majorité relative. Anzouan n’est plus candidat mais des gens pourraient voter bulletin nul ou abstention ou même ses anciens partisans voter librement le candidat de leur choix surtout que le troisième candidat a contracté deux accords avec les deux parties en compétition. Si dans un cas de figure, on a 65 bulletins de vote et 30 abstentions au second tour, la majorité relative sera la bouée de sauvetage.
Si cette possibilité est envisageable, c’est que comme dans toute élection, il y aura une alternative qu’il ne faudra pas perdre de vue. On gagne ou on perd et dans un cas comme dans un autre, on sort toujours grandi. Le code électoral fait une ouverture qu’il serait bon que les deux têtes de listes, saisissent. On a sur chacune des deux listes des compétences qui peuvent servir le football ivoirien.
Le nouveau président devra proposer 3 vice-présidents mais la Fédération ivoirienne de football, ce sont 20 commissions à raison de 10 membres par commission. Et comme le développement du football semble la constante des différents programmes, cela exige que les ligues soient développées. Il faudra au moins 350 personnes pour gérer le football ivoirien au quotidien, selon l’estimation du président sortant. Mais des personnes passionnées de la chose. Et il faudra au nouveau président, une grande hauteur d’esprit pour accepter de travailler pas forcément avec ses partisans et amis, mais avec tout le monde y compris des personnes ressources qui n’ont appartenu à aucune des trois listes au départ. Malgré l’élection, nous sommes dans une compétition sportive et non dans une arène de gladiateurs et de politiciens où la fin justifie les moyens. Sait-on jamais ? Pourquoi le partenaire de Salif Bictogo qui veut aider les clubs à avoir un car ne viendrait-il pas soutenir Sidy en cas de victoire pour le seul intérêt du football ivoirien ? Et pourquoi, en cas de victoire de Salif Bictogo, Sidy ne mettrait-il pas son réseau de partenaires et les sponsors principaux de la Fif qui sont revenus à ses côtés à la disposition de notre football ? Et pourquoi un rapprochement entre Sidy Diallo et Michel Bictogo, deux personnalités qui s’apprécient ne contribuerait-il pas à la recherche de cette solution pour une Fif véritablement forte? C’est de cette façon seulement que cette élection aura grandi les acteurs du football. Qui nous ont montré qu’ils pouvaient très facilement changer de personnalité dans le mauvais sens.
Franck A. Zagbayou

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