Football : LES CLUBS FACE À LEUR DESTIN
Mise à jour le Vendredi, 09 Septembre 2011 20:53
Écrit par Franck A. Zagbayou
Samedi, 10 Septembre 2011 06:00
Cela donne 130 voix mais l’élu au premier tour devra avoir la
majorité absolue : 50% des voix + une voix soit 65 voix + une voix. Si
cette majorité ne peut être atteinte, les deux candidats, Sidy et
Bictogo, se verront obligés d’aller à un second tour.
Et là avec seulement deux listes en
présence, il faudra nécessairement avoir 50% des voix +1 mais on
pourrait aussi tendre vers une majorité relative. Anzouan n’est plus
candidat mais des gens pourraient voter bulletin nul ou abstention ou
même ses anciens partisans voter librement le candidat de leur choix
surtout que le troisième candidat a contracté deux accords avec les deux
parties en compétition. Si dans un cas de figure, on a 65 bulletins de
vote et 30 abstentions au second tour, la majorité relative sera la
bouée de sauvetage.
Si cette possibilité est envisageable,
c’est que comme dans toute élection, il y aura une alternative qu’il ne
faudra pas perdre de vue. On gagne ou on perd et dans un cas comme dans
un autre, on sort toujours grandi. Le code électoral fait une ouverture
qu’il serait bon que les deux têtes de listes, saisissent. On a sur
chacune des deux listes des compétences qui peuvent servir le football
ivoirien.
Le nouveau président devra proposer 3
vice-présidents mais la Fédération ivoirienne de football, ce sont 20
commissions à raison de 10 membres par commission. Et comme le
développement du football semble la constante des différents programmes,
cela exige que les ligues soient développées. Il faudra au moins 350
personnes pour gérer le football ivoirien au quotidien, selon
l’estimation du président sortant. Mais des personnes passionnées de la
chose. Et il faudra au nouveau président, une grande hauteur d’esprit
pour accepter de travailler pas forcément avec ses partisans et amis,
mais avec tout le monde y compris des personnes ressources qui n’ont
appartenu à aucune des trois listes au départ. Malgré l’élection, nous
sommes dans une compétition sportive et non dans une arène de
gladiateurs et de politiciens où la fin justifie les moyens. Sait-on
jamais ? Pourquoi le partenaire de Salif Bictogo qui veut aider les
clubs à avoir un car ne viendrait-il pas soutenir Sidy en cas de
victoire pour le seul intérêt du football ivoirien ? Et pourquoi, en cas
de victoire de Salif Bictogo, Sidy ne mettrait-il pas son réseau de
partenaires et les sponsors principaux de la Fif qui sont revenus à ses
côtés à la disposition de notre football ? Et pourquoi un rapprochement
entre Sidy Diallo et Michel Bictogo, deux personnalités qui s’apprécient
ne contribuerait-il pas à la recherche de cette solution pour une Fif
véritablement forte? C’est de cette façon seulement que
cette élection aura grandi les acteurs du football. Qui nous ont montré
qu’ils pouvaient très facilement changer de personnalité dans le mauvais sens.
Franck A. Zagbayou



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