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vendredi 2 septembre 2011

ANOUMA PRONE UNE CAMPAGNE APAISEE


Jacques Anouma (2è à partir de la gauche) lors d'un entretien détendu avec les trois candidats. Anzouan-Kacou (à sa droite), Sidy Diallo et Salif Bictogo (à sa gauche) (photo : Raoul Dogninan)
La succession de M. Jacques Anouma à la tête de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) devrait se faire de façon « civilisée » et « apaisée », malgré le passage obligé des urnes qui doit départager les trois candidats déclarés, le 10 septembre prochain.
C’est le vœu de l’actuel Président de la FIF qui en fait une certitude et qui l’a ainsi exprimé face à la presse, diamanche, au sortir d’une rencontre qui a réunit les trois candidats à qui il a prodigué des conseils pour une campagne fair-play.
« Les différentes tentatives de médiation pour une conciliation des différentes positions n’ayant pas aboutit, il est de mon devoir de recevoir les trois listes pour donner les conseils d’usage afin que le jeu démocratique se déroule sans accroc », a affirmé Jacques Anouma.
Aux candidats Sidy Diallo, Salif Bictogo et Albert Anzouan-Kacou, le président sortant de la FIF a demandé d’observer le fair-play, avant, pendant et après la compétition électorale afin que l’essentiel soit préservé. A savoir, le rayonnement du football ivoirien.
Aussi, a-t-il recommandé à ses successeurs potentiels que « le vainqueur de cette élection ne se comporte pas en vainqueur absolu et que celui-ci tende la main aux vaincus qui, eux-mêmes, ne doivent pas se mettre à l’écart de la gestion du football ivoirien ».
Parlant de sa propre expérience, M. Jacques Anouma a également interpellé la presse afin que les journalistes « désarment leurs plumes », tout en rappelant « qu’une élection qui se passe mal laisse toujours des traces ».
Abordant la question de son impartialité, M Anouma a indiqué qu’en sa qualité de premier responsable de l’instance fédérale du football ivoirien, il se fera le devoir de rester à équidistance entre les différentes listes même si sa nature d’humain lui dicte une « préférence » et lui fait penser « qu’il ne croit pas à la neutralité dans cette affaire ».
Joignant l’acte à la parole, le Président de la FIF a annoncé une visite dans les QG des différents candidats ; une visite qu’il a effectuée en début d’après-midi.
Sur son avenir immédiat, Jacques Anouma s’est voulu rassurant. « Le football est ma passion. Je ne disparaîtrais pas du paysage parce que je suis président d’un club et j’ai des responsabilités au plan international », a-t-il affirmé.
Et avant de passer la main, celui qui a dirigé pendant neuf années la FIF, a tenu à égrener les derniers actes qu’il sera amené à poser et qui lui tiennent à cœur. Notamment, la pose de la première pierre du Projet Goal 4 (extension des locaux de la FIF), la cérémonie des oscars qui doit récompenser les lauréats des années 90 et 2000 (joueurs, dirigeants, médecins, presse) et une remise de dons à l’une des victimes la plus sévèrement touchée lors du drame survenu au stade Félix Houphouët-Boigny.

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