
Jacques
Anouma (2è à partir de la gauche) lors d'un entretien détendu avec les
trois candidats. Anzouan-Kacou (à sa droite), Sidy Diallo et Salif
Bictogo (à sa gauche) (photo : Raoul Dogninan)
La
succession de M. Jacques Anouma à la tête de la Fédération Ivoirienne
de Football (FIF) devrait se faire de façon « civilisée » et « apaisée
», malgré le passage obligé des urnes qui doit départager les trois
candidats déclarés, le 10 septembre prochain.
C’est le vœu de l’actuel Président de la FIF qui en fait une
certitude et qui l’a ainsi exprimé face à la presse, diamanche, au
sortir d’une rencontre qui a réunit les trois candidats à qui il a
prodigué des conseils pour une campagne fair-play.
« Les différentes tentatives de médiation pour une conciliation des
différentes positions n’ayant pas aboutit, il est de mon devoir de
recevoir les trois listes pour donner les conseils d’usage afin que le
jeu démocratique se déroule sans accroc », a affirmé Jacques Anouma.
Aux candidats Sidy Diallo, Salif Bictogo et Albert Anzouan-Kacou, le
président sortant de la FIF a demandé d’observer le fair-play, avant,
pendant et après la compétition électorale afin que l’essentiel soit
préservé. A savoir, le rayonnement du football ivoirien.
Aussi, a-t-il recommandé à ses successeurs potentiels que « le
vainqueur de cette élection ne se comporte pas en vainqueur absolu et
que celui-ci tende la main aux vaincus qui, eux-mêmes, ne doivent pas se
mettre à l’écart de la gestion du football ivoirien ».
Parlant de sa propre expérience, M. Jacques Anouma a également
interpellé la presse afin que les journalistes « désarment leurs plumes
», tout en rappelant « qu’une élection qui se passe mal laisse toujours
des traces ».
Abordant la question de son impartialité, M Anouma a indiqué qu’en sa
qualité de premier responsable de l’instance fédérale du football
ivoirien, il se fera le devoir de rester à équidistance entre les
différentes listes même si sa nature d’humain lui dicte une « préférence
» et lui fait penser « qu’il ne croit pas à la neutralité dans cette
affaire ».
Joignant l’acte à la parole, le Président de la FIF a annoncé une
visite dans les QG des différents candidats ; une visite qu’il a
effectuée en début d’après-midi.
Sur son avenir immédiat, Jacques Anouma s’est voulu rassurant. « Le
football est ma passion. Je ne disparaîtrais pas du paysage parce que je
suis président d’un club et j’ai des responsabilités au plan
international », a-t-il affirmé.
Et avant de passer la main, celui qui a dirigé pendant neuf années la
FIF, a tenu à égrener les derniers actes qu’il sera amené à poser et
qui lui tiennent à cœur. Notamment, la pose de la première pierre du
Projet Goal 4 (extension des locaux de la FIF), la cérémonie des oscars
qui doit récompenser les lauréats des années 90 et 2000 (joueurs,
dirigeants, médecins, presse) et une remise de dons à l’une des victimes
la plus sévèrement touchée lors du drame survenu au stade Félix
Houphouët-Boigny.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire